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RENCONTRE AVEC UNE MILITANTE ANTI-OGM, JEANNE ZOUNDJIHEKPON :
‘’L’AFRIQUE DOIT DIRE NON AUX OGM’’
Almahady Cissé
‘’Je suis venue à Bamako pour parler essentiellement des Organismes génétiquement modifiés (OGM)’’, a dit Jeanne Zoundjihekpon, membre du Réseau Jinukun, Coalition pour la protection du patrimoine génétique africain. |
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Ma position, poursuit-elle, est que ‘’l’Afrique doit dire non aux OGM, parce qu’aujourd’hui les consommateurs du Nord ne veulent pas des OGM. Il ne faut pas que l’Afrique soit un laboratoire d’expérimentation de ce dont les Occidentaux ne veulent pas’’.
Selon elle, des enquêtes ont montré que 75 à 80% des consommateurs européens ne veulent pas des OGM.
Aujourd’hui, déplore-t-elle, ‘’les multinationales ont déjà déposé des brevets sur nos plantes africaines’’.
Elle cite en exemple l’igname jaune, qui est une plante qu’on retrouve au Bénin et partout en Afrique de l’Ouest.
Une multinationale occidentale, raconte-t-elle, a appris par les populations locales que ce tubercule soigne le diabète. Ils en ont extrait le principe actif et ont déposé un brevet là-dessus.
Cette multinationale prélève aujourd’hui des royalties sur une plante africaine et ‘’nos populations, mes parents paysans, ne savent même pas qu’on a déjà déposé un brevet sur un extrait de leur plante’’, déplore-t-elle.
Nous n’avons pas de gros moyens comme les multinationales, mais si les populations sont informées, si les communautés locales sont sensibilisées, je crois que tout le monde apportera son soutien à notre combat, conclut-elle.
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